Test et technique

Un nouveau défi envers Yamaha

Kymco AK 550

27.09.2017 18:14 (jdu)

Le dernier maxi-scooter taïwanais amène un design et une façon de conduire sportifs. Un peu moins luxueux que son concurrent japonais, il est par contre moins cher …


Le maxi-scooter taïwanais ne manque pas d'allure vu de devant. (Cliquez pour plus de photos)
Pas besoin d’enlever la béquille centrale ni la latérale, sur ce maxiscooter. Si on veut prendre de l’angle en virage, on peut y aller, ça ne va pas frotter. Ou alors il faut vraiment se prendre pour un pilote de MotoGP ou de Supermoto. Le tout nouveau Kymco AK 550 se pose sans aucune gêne ni honte comme un anti-TMAX. Autrement dit, un concurrent direct du Yamaha qui domine le marché des grands scooters sportifs depuis des années. Grâce au Centre Kymco de Genève, nous avons pu essayer le petit nouveau de manière brève. Mais cela suffit pour dégager quelques points forts – et faibles.

Ligne moderne

Tout d’abord, la ligne esthétique de cette machine est contemporaine et sportive. Elle n’a rien, mais alors là, rien à voir avec le design du Kymco MyRoad 700, le maxiscooter de grosse cylindrée du constructeur taïwanais (toujours au catalogue). Pour l’AK, l’avant acéré et les flancs bien dessinés sont le résultat d’un dialogue entre la maison mère Kymco, en Asie, et sa filiale italienne. Il y a juste l’arrière qui peut paraître un peu large, à cause notamment du gros pot d’échappement.

Tenue de cap rigoureuse

Mais l’échappement est aussi une pièce que le client ne voudra pas changer de sitôt. Il émet un son grave assez flatteur, signature d’un calage à 270 degrés. Deux modes de pilotage sont à disposition, d’un simple appui sur un bouton. L’un est pour la pluie et pour les timorés, l’autre pour avoir des sensations pleines et entières à l’accélération. Il n’y a pas de contrôle de traction. Mais l’engin est stable, même lors de petits délestages de l’arrière sur des rond-points glissants. Le moteur bicylindre brille par son coffre, et il vous fournit immanquablement une bonne accélération. La transmission n’est par contre pas toujours très fluide, et se révèle bruyante. En descendant de SaintCergue, la tenue de cap est rigoureuse, comme sur un rail. Il faut par contre consentir à un petit effort pour le faire rapidement changer de direction aux allures routières rapides. Heureusement, les freins, l’avant en particulier, sont puissants et bien dosables. Le confort de roulage est bon, sans être tout à fait au niveau d’un maxi GT. L’amortisseur arrière est parfois un peu ferme, et le pare-brise réglable (avec un outil) crée pas mal de turbulences. Toutes les fonctions d’affichage et de réglage du véhicule se commandent depuis les comodos. Mais le tableau de bord se révèle peu lisible sous le soleil. Les poignées chauffantes font partie de l’équipement de série. Et le coffre emporte sans trop de problème deux petits casques jet ou un grand intégral. Cet AK 550 est bel et bien une menace sérieuse pour le roi TMAX.

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