Test et technique

CAN-AM SPYDER F3

LE FUN SUR TROIS ROUES

06.07.2017 00:00 (ducret/cr)

Il n’y a pas que les motos! Sur trois roues aussi on peut se faire plaisir. Les nouveaux Spyder F3 de Can-Am proposent une motorisation revue, un look plus sportif et un châssis plus rigoureux.


Equipé pour le voyage au long cours:le Can-Am Spyder F3 Limited (Cliquez pour plus de photos)

IL N’Y PAS QUE LES MOTOS

dans la vie. Il y a aussi les Can-Am Spyder. Trois roues, deux devant et une à l’arrière. Et comme le train avant n’est pas inclinable, le véhicule se conduit aussi avec un simple permis voiture. BRP – une filiale du groupe canadien Bombardier, nous a invités au Portugal pour tester toute la gamme lors d’un périple de près de 330 kilomètres qui nous a fait remonter de Lagos, en Algarve, jusqu’au nord de la ville de Setubal, près de Lisbonne. Sur des routes tour à tour mouillées, sales ou sèches, bien revêtues ou complètement défoncées, nos Spyder, très stables, nous ont menés à bon port en toute décontraction.

 

SIMPLE D’USAGE

Le mode d’emploi est simple. Pour accélérer, c’est comme sur une moto ou un scooter, on tourne la poi-gnée droite. Et pour freiner, c’est comme une voiture, on appuie exclusivement sur la pédale située elle aussi à droite. Le Spyder répartit alors l’effort de freinage sur les trois roues. Pas non plus de levier manuel ou au pied pour passer les vitesses. On monte les rapports avec un doigt. Et soit la machine les descend toute seule à partir d’un certain seuil, soit vous le faites vous-même, avec un autre doigt de la main gauche. Et ce véhicule de 448 kilos dispose bien sûr d’une marche arrière!

 

TRICYLINDRE ROTAX

Nous avons pu tester le Spyder F3 Limited, et le RT, tous deux équipés pour le tourisme au long cours, avec valises, top-box, pare-brise, poignées chauffantes, régulateur de vitesse... Tous deux nantis du nouveau (2015) trois-cylindres de Rotax. Le RT conserve le châssis de la version d’avant les F3. De conception plus récente, ces derniers n’offrent pas toutes les sophistications du RT, mais ont droit au nouveau châssis plus rigoureux en tubes d’acier, et surtout au nouveau look plus sportif. En conduisant, il y a une différence, en effet. Alors qu’avec le RT il faut s’habituer à sentir le châssis se tordre dans les virages rapides et serrés, ce n’est plus le cas pour le F3, qui inspire plus confiance. Comme on ne peut pas incliner le Spyder, il faut compenser la force centrifuge par le biais du guidon surtout et, si l’on veut, en déplaçant son corps vers l’intérieur du virage. Un peu comme sur un quad sportif, mais sans les dérapages. Etonnamment, au vu de la masse de l’engin, l’exercice ne demande pas beaucoup d’effort. Avec 115 chevaux disponibles, et un couple maximal de 130 Nm, les dépassements sont un jeu d’enfant.

 

DU CONFORT ET DE L’ÉLECTRONIQUE

Tant le RT que le F3 sont dotés en plus d’un filet d’assistances électroniques (antipatinage, ABS, contrôle de stabilité) orientées vers la sécurité. Les F3 (-S, -T et Limited) – modèles plus sportifs –, disposent d’un mode Sport ( justement). Quand il est actif, des dérapages deviennent possibles à l’accélération. Les Can Am sont aussi très confortables et leur ergonomie est en partie adaptable au conducteur.

««Retour
NOUVEAU! Lisez ici l‘ePaper

Newsletter abonnieren

* Pflichtfeld