Sport

MOTO2

Suter, la philosophie et le business

27.11.2017 10:02 (Jean-Claude Schertenleib)

Vainqueur du premier GP de l’histoire de la classe Moto2 – avec le regretté Shoya Tomizawa -, le constructeur zurichois a annoncé qu’il mettait un terme à son programme dans la deuxième catégorie du sport motocycliste de vitesse: il n’y aura plus de Suter en GP l’an prochain!


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Après 32 victoires – la dernière, obtenue par un certain Thomas Lüthi, à Valencia, le 9 novembre 2014, puisque le succès de Dominique Aegerter à Misano, cette année, a été annulé sur le tapis vert – et quatre titres mondiaux (trois constructeurs plus, celui de Marc Marquez), Suter Industries a décidé de mettre fin à son programme Moto2. Pour 2018, une seule équipe – Dynavolt, avec Marcel Schrötter et Xavi Vierge – avait fait le choix de Turbenthal, le team Kiefer devant passer à l’orange de KTM. Continuer le développement d’une moto de pointe, face à des concurrents comme Kalex et face à la menace toujours plus impressionnante de KTM, coûte cher. Et l’argent n’est pas ce qu’on trouve le plus facilement désormais dans ce milieu (voir les soucis du team Forward, dont on peut logiquement se demander, ce matin, s’il sera encore en piste l’an prochain). Après avoir perdu la dream team suisse, Suter était revenu aux affaires cette année et avait remporté ce fameux 33e succès sous la pluie de Misano, avant que Dominique Aegerter (Kiefer Racing) ne soit exclu de la manifestation pour utilisation d’une huile non homologuée lors des essais qualificatifs du samedi. Ce retrait – en 2018, on trouvera donc en piste des Kalex, des KTM, deux Speed Up, deux Tech 3 et deux nouvelles NTS japonaises – est aussi un signal important, celui d’un changement philosophique dans la classe Moto2, alors que ses motorisations originelles (Honda 600 cc) seront remplacées dès 2019 par des trois cylindres Triumph: «Il était clair que dès qu’un grand constructeur s’intéresserait à la catégorie, les moyens à sa disposition allaient immédiatement déséquilibrer les chances», explique le Français Guy Coulon, constructeur des Tech 3 à côté de ses responsabilités de chef technique de Johann Zarco en MotoGP. Or, ce grand constructeur – KTM – est venu. Il a vu et déjà vaincu à trois reprises (dont deux doublés), lors des trois dernières courses du championnat 2017. L’orange, fruit de saison? En Moto2, ce pourrait bien être le fruit de chaque GP dès le printemps prochain!

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