Sport

Théo Clerc, un champion suisse

CS SuperStock 600

30.10.2017 16:58 (jcs)

Contre vents, marées et dépalcements lointains, le championnat de Suisse de vitesse survit. Un Romand, le Fribourgeois Thép Clerc, y a même remporté l'un des trois titres en jeu, celui revenant au meilleur pilote Superstock 600. Pourquoi? Comment?


Théo au guidon de sa Kawasaki. (Cliquez pour plus de photos)
Quand on a 16 ans, les étapes de pocket-bike digérées avec mention bien, on se dirige généralement vers l’étranger. L’Allemagne et sa Coupe Junior a longtemps été à la mode – la preuve, via Lüthi, Krummenacher et Aegerter. Depuis quelques années, c’est l’Espagne qui a la cote, par la diversité de ses formules de promotion, mais aussi par le nombre de circuits à disposition. Quand on a 16 ans et qu’on rêve de faire carrière, on drague de riches partenaires, on cherche à se faire «engager» – donc à payer pour rouler – dans un team le plus professionnel possible.

Une autre voie

Théo Clerc a eu 16 ans en mars dernier. Et avec son père Stéphane, qui se rappelle avoir affronté en championnat d’Europe 250 cm3 des garçons comme Régis Laconi et Olivier Jacque, ils ont choisi une autre voie: «Pour moi, raconte papa, la logique après la pocket-bike, c’était le pré-GP, avec une 125 deuxtemps, la «vraie» moto de course pour les gens de ma génération. Or, on s’y est brûlé le bout des doigts, à force de casser.» Il y a eu ensuite l’European Junior Cup («une formule intéressante, mais qui a disparu») et ces premières apparitions en championnat de Suisse STK 600: «Nous avions une Kawasaki dans le garage, on l’a préparée.» Et Théo a rapidement pris du plaisir: «Notre philosophie est simple: aussi longtemps que l’on peut assumer financiè- rement ces saisons de formation, on va le faire en famille», ajoute Stéphane.

Le tournant

Après de premières expériences à Lausitz (2e et 3e) et à Dijon (4e de la première manche) l’an dernier, Théo, son papa et leur fidèle mécanicien prennent la route direction le Slovakia Ring, en avril dernier: «J’avais pris une licence journalière, explique le champion de Suisse. Je découvrais le circuit et lors des premiers essais, j’ai eu de la peine à trouver mes marques.» Cela va rapidement mieux: meilleur temps de la deuxième séance, il va ensuite s’envoler – au propre comme au figuré – dans le ciel slovaque. Le pilote n’a rien, la moto, elle, a souffert: «Quand je suis revenu au stand, j’étais convaincu qu’on allait pouvoir rapidement réparer. Ce ne fut pas le cas.» La remise en état de la moto ne sera terminée qu’à 22 h. Mais le lendemain, Théo gagne: «Du coup, alors que ce n’était pas prévu, nous nous sommes engagés pour l’entier du championnat.» En STK 600, Clerc ne rencontrera qu’un seul adversaire à sa hauteur, l’expérimenté Hans-Rudolf Regenass. Mais c’est bien le p’tit jeune qui aura le dernier mot. 2018? «Valentinos Motorsports, le promoteur du championnat, nous promet de beaux circuits, comme le Red Bull Ring, Brno, Dijon, Assen et peut-être Valence; le championnat devrait également accueillir des Danois et des Suédois. Parallèlement, nous essaierons le plus souvent possible de nous faire engager ailleurs, peut-être en championnat de France», ajoute papa. Fiston, lui, acquiesce. Sympa, cette complicité familiale!

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