Sport

MX DES NATIONS

Continuez de nous faire rêver!

02.10.2017 09:35 (Jean-Claude Schertenleib)

Pourquoi le cacher? Ces dernières semaines, on y a rêvé à ce podium qui serait (presque) historique. Cinquième du Motocross des Nations à Matterley Basin, la Suisse n’a pas démérité, loin de là. Il ne lui a manqué... pas grand-chose pour faire encore beaucoup mieux.


Bild 1
La Suisse est la cinquième nation du motocross mondial. Devant, notamment, l’Italie d’Antonio Cairoli. Devant les Etats-Unis (les grands perdants du week-end)... Un peu comme le classement FIFA qui donne des points aux équipes nationales de football, le verdict des Nations reflète plus l’état de forme actuel qu’une réalité sur le long terme. Quoique... Quoique, notre pays, dont on connaît la taille, dont on connaît aussi les différentes entraves que ses représentants doivent surmonter quand il s’agit de sports mécaniques, eh bien ce pays-là alignait, en Grande-Bretagne, un vice-champion du monde et vainqueur de GP en MX2 cette année, un vainqueur de manche en MXGP (et ancien vainqueur de GP MX2) et un ancien champion d’Europe et vainqueur de GP MX2. Pas mal, non? L’équipe, dirigée par Marc Ristori, a tenu son rang. Présente dès le samedi (Tonus 8e des qualifications MXGP, Guillod 9e en MX2 et Seewer 3e en MX Open, derrière deux des hommes forts du week-end, Jeffrey Herlings et Romain Febvre), elle nous a fait rêver dès la première course, avec ce départ brillant de Tonus et cette solide cinquième place (Guillod 18e, après un départ compliqué). Troisième du classement intermédiaire à ce moment de l’après-midi – derrière la France et les Pays-Bas, déjà aux commandes -, la Suisse allait reculer d’un rang après la deuxième course (Seewer 14e après un départ manqué et un changement de lunettes, Guillod 18e encore) et perdre encore une place dans l’ultime manche, marquée là encore par un début de course fantastique de Tonus, puis d’une période durant laquelle Tonus et Seewer se suivaient, aux sixième et septième rangs, avant de terminer neuvième et dixième. Exploit? Oui, car il n’y avait rien à espérer face à la solidité de la France, à la vélocité d’Herlings et au panache de Max Anstie, qui a porté sur ses épaules l’équipe de Grande-Bretagne. Déception? Oui, aussi, un peu, car on sent que cette équipe de Suisse, le jour où ses trois pilotes réussiront un sans-faute, est capable de succéder à Florian Thévenaz, Pierre-André Rapin, Von Arx et Fischer, les seuls Helvètes qui ont eu l’honneur de grimper sur un podium des Nations. C’était en 1965, à Namur. Nous, on donne rendez-vous à notre dream team dans un an. Ce sera aux Etats-Unis!

««Retour
NOUVEAU! Lisez ici l‘ePaper

Newsletter abonnieren

* Pflichtfeld