Divers

LIEU EMBLÉMATIQUE

LIGNIÈRES A SON MUSÉE

13.07.2017 00:00 (schertrnleib/cr)

Combien de carrières sont nées au pied du Chasseral? Combien de rêves, d’anecdotes se sont écrites sur ce ruban d’asphalte? Combien de victoires et de défaites? De luttes, administratives, économiques, politiques, judiciaires? C’est Lignières, un endroit unique qui a désormais son musée.


De g. Pierre-André Fontannaz, Rolf Biland (7 titres mondiauxen side), Patrick Aeby dit Kiko, Urs Meier et RobySchlaefly (WET), Philippe Coulon et Jacques Cornu. (Cliquez pour plus de photos)

LE 3 JUILLET 1961,

Robert Souaille commence l’exploitation de l’Institut international de psychodynamie, à Lignières. C’est le début d’une histoire qui va en générer des milliers. Robert Souaille? Ce Français établi dans la région neuchâteloise a, dès 1958, tenté de convaincre les autorités de notre pays du bien-fondé de sa méthode de formation et de perfectionnement de l’automobiliste, bien avant que l’on ne parle de permis à deux phases.

 

TRÉSORS EN PÉRIL

Face à la surdité des autorités, Souaille se lance seul dans son projet, premier patron de l’histoire du «manège automobile», devenu Centre de pilotage sous la direction d’un autre chevalier Bayard de la cause, Franco Wipf. Cette histoire, sans qui Rolf Biland, Jacques Cornu, Philippe Coulon et tant d’autres ne seraient pas devenus ce qu’ils sont, méritait son monument. Il existe désormais, sous la forme du «Mémorial Lignières», un musée installé grâce à l’abnégation d’une famille de passionnés, comme l’explique Alexandre Frésard: «Nous recevons depuis des années, à notre hôtel de Chasseral, des gens qui étaient au circuit. Cette proximité nous a attirés et, plus encore, le fait que nous avons appris que beaucoup de choses qui rappelaient l’histoire du circuit disparaissaient. Le déclic s’est produit lorsqu’un de mes copains m’a dit: «Tiens, je suis en train de faire de la place chez moi et j’ai trouvé l’affiche d’une des courses; je pensais la mettre à la poubelle. » C’est ainsi que tout a commencé. Je côtoie plus ou moins régulièrement Biland, Cornu, Coulon; petit à petit, l’idée a pris forme. Nous avions un endroit à disposition à Lignières et on a commencé à rassembler des choses, à élargir nos contacts.»

Parallèlement, les Frésard transforment leurs locaux, y installent un escalier, ajoutent deux étages. Des synergies sont trouvées. On découvre l’ancienne pompe à essence deux-temps Motorex, Franco Wipf sort de sa cave l’installation de chronométrage du circuit, Alain Frund les archives du Norton-Club, les pilotes prêtent combinaisons, casques, trophées, films, photos, WET-Motos y installe une de ses machines d’endurance.

 

PARTIS POUR 4 ANS

Des documents qu’on croyait à jamais disparus réapparaissent, bientôt étudiés et installés dans des vitrines numérotées, que les futurs visiteurs pourront découvrir avec un guide pratique en mains. Du garage des Messerli, à Corgémont, surgissent des carénages de la grande époque de Fritz: «Avec mon frère, ma soeur et mon beau-frère, nous sommes partis pour une période de quatre ans. Le musée sera ouvert chaque premier samedi du mois, de mai à septembre et/ou sur demande, pour les groupes.» Tous ceux qui un jour ou l’autre ont passé par Lignières seront heureux de découvrir les lieux. Et ils se diront à leur tour: «Oh, mais moi, j’ai une vieille coupe gagnée à Lignières et un bout de film super-8, si ça vous intéresse...» Et cela intéressera: «L’idée n’est pas de s’approprier ces différents objets, qui restent la propriété de ceux et celles qui les mettent à disposition », précise Alexandre Frésard.

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