Bon a savoir

Un atelier-garage participatif en Suisse romande

Rideshaper

03.11.2017 11:44 (Jérôme Ducret)

A Lausanne, Robin Brugerolle a créé "Rideshaper", un atelier-garage partiicpatif auquel on peut s'abonner, où l'on peut bénéficier de conseils, mais aussi un lieu de vie pour les passionnés de moto.


Les abonnés ont droit à un plan de travail, à des outils et à des espaces de rangement. (Cliquez pour plus de photos)
Rideshaper, c’est l’enseigne un peu mystérieuse qui s’affiche sur les portes d’un monte-charge au fond d’une impasse dans le quartier de Chailly, à Lausanne. Avec comme symbole une longue clé double de mécanicien. Si vous ouvrez les portes et que vous descendez au troisième sous-sol, vous y êtes, à Rideshaper. C’est un tout nouveau garage-atelier participatif, créé par Robin Brugerolle. Un peu comme ce qui s’est fait à Zurich sous le nom du Motorradhangar, Rideshaper, surnommé aussi «Le Bercail», offre aux motards et motardes de l’espace, des outils et des plans de travail. Pour s’en servir, il faut s’acquitter d’un abonnement, qui est de 600 francs pour une année, mais qui peut aussi être au mois ou plus court.

Concept australien

Robin Brugerolle, l’animateur des lieux, était administrateur de clinique dans son ancienne vie. Il a longtemps vécu de l’autre côté de la planète. En Australie, pour être précis. Et lui qui n’était pas du tout mécanicien, il s’est mis là-bas à cette activité de manière un peu improvisée, dans un garage participatif. Concept qu’il a ramené dans ses bagages et qu’il a fini par concrétiser au 22 du chemin de Champ-Soleil, dans la capitale vaudoise. Le local qu’il loue depuis cet été est grand, 400 mètres carrés. Il l’a entièrement repeint et remis en état. Et il y a investi de l’argent, aussi. Il voit son projet comme un moyen de répondre à une demande jusqu’ici insatisfaite: «Combien d’entre nous se disent qu’ils ne peuvent pas faire l’entretien courant de leur moto, parce qu’ils n’ont pas les outils ni l’endroit pour cela, et qu’ils pensent que c’est trop compliqué? Mais tout le monde ne doit pas forcément aller chez un concessionnaire pour changer une roue ou une plaquette de frein, pour retendre une chaîne... ou pour adapter l’ergonomie de sa moto.» Robin est là pour donner des conseils. Et il est là tout court pour que le local, accessible en une heure ou à peine plus depuis les villes principales de Suisse romande, soit disponible, du mercredi au dimanche. Son premier abonné, Cyril, n’est pas venu avec une demande simple. Nous l’avons rencontré un après-midi. «Je voulais transformer cette vieille Suzuki GSX 250, et je ne connaissais rien à la mécanique avant de venir ici, explique-t-il. Je suis enseignant.» La moto que Cyril a amenée, la «vieille Suzuki», date de 1981. Et là, elle est en morceaux, le châssis sur un plateau, le réservoir, les roues et les garde-boue sur des étagères, le moteur sur un plan de travail. «On s’est aperçu qu’il s’était détérioré, détaille Cyril. Nous avons dû le démonter complètement pour remplacer les pièces qui étaient abîmées.» Pas vraiment la petite opération facile, donc. «Je ne suis pas pressé, ajoute Cyril. Je voulais raccourcir et simplifier le cadre. J’ai dû passer par le DTC, près de Bienne, qui donne son expertise pour faire homologuer les transformations subies par les différentes parties d’une moto. Ils m’ont fourni des indications très précises, au centimètre près, sur ce que j’avais le droit de couper dans le cadre.» Indications payantes. Et suivies à la lettre.

C’est aussi un lieu de vie

Rideshaper, ce n’est pas seulement un atelier mécanique, c’est aussi un lieu de vie. On y trouve un salon avec des revues, un projecteur, un bar, des jeux de fléchette... Un coin bureau, avec des cartes au mur, se trouve au fond. Robin envisage d’y donner un jour des cours accélérés de mécanique et aimerait le mettre à disposition de ceux et celles qui veulent préparer un voyage à moto...

Mode d’emploi flexible

Actuellement, Rideshaper, ouvert depuis mai, a déjà sept abonnés. La formule est souple. L’abonnement annnuel est à 600 francs. Le mois coûte 200 francs, le week-end 150 et la journée seule 100 francs. A partir d’un abonnement mensuel, on peut aussi louer une place de parc dans le vaste garage au fond du local, pour 50 francs. Le «Bercail» est en principe ouvert du mercredi au vendredi de 14 à 20h, le weekend de 11 à 21h. Pour toute info, www.rideshaper.ch, ou 021 525 37 50.

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